Minooka, Illinois

Vendredi 11 juillet 2014, 02:00 pm

Minooka, Illinois

Après un court passage par Minooka, dont on aura vu uniquement la station service, nous voici donc filant plein Nord, pour d’émouvantes retrouvailles entre Jess et Rose, le temps d’un week-end…

Émouvantes car ça fait un bail qu’elles ne sont pas vues, les deux meilleures copines au monde… Pas depuis un certain mariage, remontant à un peu plus de sept ans, durant lequel la fatigue (et le vin aussi peut-être un petit peu ?) m’avait forcé à faire une petite sieste sous la première bagnole que j’avais trouvée dans le parking. Bon, c’était juste un peu moi le marié, mais c’est pas ce jour-là que tu vas refuser de trinquer avec tes potes quand même, et comme il y en avait vraiment beaucoup pour l’occasion…

Bref, nous voici ainsi partis en banlieue de Chicago pour la retrouver, elle et sa famille, soit un mari et trois filles non loin des âges des nôtres, et une maison dans laquelle on va pouvoir s’installer autour d’une vraie table, dormir dans de vrais lits, enfin tous les trucs auxquels on est habitué dans la vie normale !

En parlant de Normal, on vient tout juste de la quitter cette ville, nichée au cœur de l’Illinois. Comme son nom l’indique, c’est un endroit qui ne fait pas de bruit, où rien d’exceptionnel n’est à signaler, si ce n’est que Yannick, un pote d’enfance de Jess, y habite depuis quelques temps. Pour vous situer le personnage, c’est le frère de Soizig, que nous avions promenée un peu en Californie et en Oregon. Nous voulions donc passer lui rendre visite. Normal, non ?

C’était bien cool d’ailleurs… Nous sommes arrivés chez lui hier, en fin d’après-midi, et il avait préparé toutes les munitions en prévision de notre passage. Du fromage (du vrai !), de bons vins, du Pernod, la totale quoi… Comme au pays !

Quelques pizzas par-dessus ça et nous étions au paradis… sans compter que ça s’est terminé au Génépi au « Pub Ducon », sur le trottoir d’en face. Petite touche savoyarde donc, qui nous a rappelé les vacances au ski, et ses mémorables soirées…

On a dormi devant chez lui, et ce matin, il a tenu à nous offrir un petit-déjeuner typiquement américain, au restaurant « Bob Evans », où tu te retrouves en quelques secondes enseveli par les pancakes, les saucisses, les œufs aux plat et les pommes de terre rôties… le tout arrosé au sirop d’érable ! Du pur bonheur…

Deux à trois kilos supplémentaires sur la balance après, nous pouvions partir le cœur heureux, et le ventre plein !

C’est fou d’ailleurs le nombre de personnes que l’on va croiser désormais d’ici notre arrivée. C’est flippant aussi d’un autre côté, car ça fait vraiment fin de parcours… Tu sais, comme quand un bateau achève son tour du monde en solitaire, et rejoint doucement le port, entouré de dizaines de copains à voile, à moteur, voire à pédales, qui l’accompagnent sur ses dernières longueurs, histoire de lui rendre hommage. Ben pour nous, c’est un petit peu pareil, avec Yannick hier, Rose ce week-end, ma nièce Marie bientôt, puis ma cousine et sa petite famille pour finir juillet… avec en bouquet final les parents de Jess à Ephrata, Pennsylvanie ! On dirait Rocky Balboa qui monte en courant les marches du musée d’Art de Philadelphie, avec tous les gosses de la ville qui le rejoignent au fur et à mesure de son ascension, l’émotion à son paroxysme…

Avant cela, on a tout de même eu le temps de célébrer une fête nationale, celle des américains… un anniversaire, celui du grand Jules… mais aussi d’en finir avec le Mississippi, qu’on a descendu jusqu’à Saint Louis, Missouri… sans oublier de nous resservir une petite part de Route 66, qui commençait à nous manquer depuis le temps…

Alors la fête nationale ici, ça rigole pas. Déjà qu’au fil de toute l’année, le moindre prétexte est bon pour sortir le drapeau, chanter l’hymne en versant sa petite larme, et tout le cinoche qui va avec… je te raconte pas jusqu’où ça peut aller quand le jour J déboule !

Mais nous, on a trouvé la parade pour échapper à tout ça… Tu croyais quand même pas que j’allais m’acheter la chemise à rayures rouges et blanches, plus la cravate bleue avec cinquante étoiles dessus, pour aller faire le guignol dans les rues ? Je le fais déjà pas dans mon pays le quatorze juillet, c’est pas pour m’emmerder avec ça ailleurs…

Vous voulez savoir ce qu’on a fait du coup ? On s’est barré chez Tom Sawyer !

Enfin, c’est plutôt chez Mark Twain, l’auteur des fameuses aventures de Tom Sawyer qu’on s’est retrouvé, et ce pour deux jours. Cet homme, de son vrai nom Samuel L. Clemens, fut en effet scolarisé à Hannibal, dans le Missouri, sur les bords du Mississippi, et chaque année, on fête son petit protégé, ainsi que son pote Huckleberry Finn, dans toute la ville le temps d’un week-end.

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On s’était dit que c’était l’endroit rêvé pour aller fêter les neuf ans de Jules qui arrivaient le lendemain, c’est-à-dire le cinq juillet, car pour ceux qui ne le savent pas, la fête de l’Amérique, c’est le quatre…

Mais on a tout de même eu droit à nos célébrations à nous ce jour-là je vous signale, car Jules nous avait convié à son tout premier vernissage dans la très réputée « Galerie Ducon », haut lieu de la culture internationale, où tout le monde rêve d’exposer ses œuvres en ce moment…

Nous n’avons donc pas rendu hommage au drapeau amerloque, préférant réserver nos éloges à son remarquable travail dans la discipline « Arts Visuels », enseignée cette année par Jessica, une charmante institutrice…

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Il avait d’ailleurs gentiment permis à sa petite sœur d’accrocher quelques-uns de ses récents essais à l’occasion, et c’est là que tout a foiré lamentablement, grâce à une nouvelle performance mémorable de Jeanne… Montant dans les tours en l’espace de quelques secondes, à la vitesse d’une fusée qui se propulse vers l’espace, elle nous a fait part de sa détresse absolue, due à la non-reconnaissance sur cette Terre des artistes comme elle, uniquement car elle est une fille ! Ah bon ? On a fait ce qu’on a pu pour lui expliquer qu’on aimait bien son travail aussi, même si elle n’était pas un garçon, mais aucun de nos efforts n’a réussi à calmer sa tempête intérieure.

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Que veux-tu, encore une qui ne sera pas reconnue de son vivant… et le moment de gloire de notre pauvre Jules est par la même occasion tombé aux oubliettes, car l’heure n’était plus du tout aux petits fours et aux « J’adore ce que vous faites ! »…

Tant pis pour eux, du coup ils finiront comme leur père… Voyageurs !

Nous ne sommes pas non plus allés assister à de pompeuses cérémonies de remises de médailles, car on avait du boulot, nous ! Les enfants ont en effet tenu à passer une nouvelle couche sur la fameuse palissade qu’avait déjà repeinte Tom Sawyer, aidé de ses copains, dans ses célèbres aventures il y a un bon paquet d’années maintenant… Donc ça méritait un petit rafraîchissement, et Jeanne et Jack s’en sont chargés dans la bonne humeur, ce qui a permis de remettre notre cocotte sur de bons rails, en attendant la prochaine sortie de route !

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Nous n’avons pas non plus suivi le défilé des anciens militaires, ni de ceux encore en service d’ailleurs, car au pays de Tom Sawyer, le public aurait plutôt tendance à se laisser séduire par un petit tournoi de volley dans la boue… C’est la grande attraction ici, et personne ne veut en rater une goutte !

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C’est vrai que c’est sympa comme sport, mais je m’attendais à quelque chose d’un peu plus spectaculaire quand même…

Je sais pas quoi, il aurait pu y avoir un point litigieux, une engueulade entre deux ou trois joueurs, ou plutôt joueuses… Et puis que ça dégénère un peu merde ! Elles auraient pu se battre dans la gadoue, en s’arrachant le peu de guenilles qu’elles avaient sur elles, là ça aurait vraiment valu le déplacement !

Mais tu parles, personne ne conteste un point ici… C’est toujours lisse, c’est fair-play à mort, pas de vague… même dans la boue ! Ils font chier ces ricains…

Au moins, John McEnroe il gueulait lui ! Tu te rappelles ? C’était génial sans blague… Mais pour le coup, c’est pas spécialement lui que je voudrais voir à poil en train de piquer une crise sur ce terrain de volley…

Bon, pour être honnête, y’a quand même un truc dont on a profité en ce jour spécial de fête nationale, c’est du traditionnel feu d’artifice… Mais bon, c’est normal quoi… c’est pour les gosses !

Alors c’est rigolo, parce qu’on a voulu voir ça depuis les bords du Mississippi, mais les places sont chères, crois-moi ! En fait, les gens réservent leur emplacement dès le milieu de la journée, en installant des transats à l’endroit où ils veulent se retrouver le soir, avec leur nom dessus de temps en temps, et ils déboulent vers vingt heures avec la glacière et tout le matos incorporé pour assister au spectacle.

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On a réussi à se trouver une petite place sur la pelouse tout de même, et on a attendu sagement la nuit, en sirotant nos canettes de bière en douce, car on n’était pas bien sûr que ce soit autorisé d’en consommer comme ça dehors… Il est beau le pays de la liberté, je te jure !

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Enfin, au bout du compte, on en a vues de belles bleues, de belles rouges, de belles jaunes, et tout le monde était content d’appartenir à un si magnifique pays, songeant déjà à réserver le même emplacement pour le feu d’artifice de l’année prochaine, qui aura lieu au même endroit et à la même heure, si tout va bien…

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Neuf ans… Tu te rends compte un peu ? La dernière ligne droite dans les unités, avant d’attaquer sa première dizaine, dans un an…

Il n’avait pas l’air trop perturbé par tout ça au réveil le p’tit gars, en ce 5 juillet 2014, même si l’on sentait un peu d’inquiétude dans son regard, une certaine gravité…

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Qu’était-ce donc à votre avis ? Les premiers rhumatismes ? La pression qui montait avec le quart de finale de l’Argentine face aux belges qui se jouait ce même jour ? Ou un cheveu blanc peut-être qui faisait son apparition ? Non, rien de tout ça… D’abord, les cheveux blancs, il préfère les laisser à son père, qui commence à sérieusement les collectionner, et son unique angoisse était de savoir à quelle heure il allait recevoir ses cadeaux !

Rassurez-vous, il les a très vite eus, notamment le coupe-saucisse en forme de clébard de chez Wal Mart auquel il tenait particulièrement, ainsi que de gros câlins de ses frère et sœur bien sûr !

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Ce jour-là, les festivités se poursuivaient à Hannibal, avec le concours de saut de grenouilles au programme, et nous nous sommes offert une rapide virée dans les stands, avant le début de l’événement…

C’est important comme compétition tu sais… les grenouilles sont gardées dans des abris secrets pour pouvoir bien se concentrer, des clones de Tom Sawyer affluent de partout pour faire le grand saut, ou plutôt pour le faire effectuer par l’animal… Il y en a même qui déboulent avec leur propre élevage, qu’ils ont dû entraîner toute l’année durant… ça rigole pas ici !

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Et puis il y a aussi les curieux, les amis des bêtes, qui viennent juste voir quelle sensation cela procure de tenir ces visqueuses bestioles entre les mains, en évitant de les laisser s’échapper, car ça glisse ces conneries !

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On a même aperçu une vieille célibataire complètement désespérée, offrant un doux baiser à l’un de ces batraciens, essayant ainsi de se gratter un Chippendale en récompense de ce lourd sacrifice… mais les grenouilles qui se transforment en prince charmant, ça n’arrive qu’à Disneyland madame… et pas chez Tom Sawyer !

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Après, c’est le bordel ce genre de concours, les bêtes à ressort sautent dans tous les sens, sèment la panique, et tout le monde court partout pour essayer de les rattraper !

On a quitté le bordel car ça n’amusait pas du tout les gamins, et on est retourné à la maison pour déjeuner, et souffler les bougies entre le fromage et le champagne… enfin plutôt entre les Chips et la Bud Light !

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On a rejoint la banlieue de Saint Louis en fin de journée, au Sud d’Hannibal, faisant escale plus précisément à Chesterfield, où Jess a dégoté un endroit où elle avait promis d’emmener Jules pour son anniversaire.

Ça s’appelle Chuck E. Cheese’s, et c’est un peu le paradis des enfants. En gros, tu te pointes, tu te commandes une pizza géante, ainsi qu’un paquet de jeton qui donne accès à des dizaines de jeux divers et variés pour les gamins… et un peu pour nous aussi par la même occasion !

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On y a passé deux heures, c’était marrant, et notre grand gars était comblé après cette magnifique et inoubliable journée, surtout avec la qualification de l’Argentine pour les demi-finales de la coupe du monde en dernier cadeau !

Au fait, j’ai oublié de vous dire qu’on est descendu jusqu’à Saint Louis en essayant de suivre le plus possible le Mississippi, mais cela ne s’est pas avéré aussi simple qu’on aurait pu le penser…

Je ne veux pas dire par là qu’il est dur à trouver le fameux fleuve, d’ailleurs pour ça, c’est pas compliqué… il suffit de suivre les flaques ! C’est vrai qu’il est particulièrement crado en ce moment… Il fuit, il bave, il déborde, il en fout partout… On dirait Jack !

On a déjà constaté les dégâts lors de notre escale à Hannibal, mais plus tu descends, plus c’est galère j’ai l’impression…

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Ça fait qu’à Louisiana par exemple, une ville un peu au Sud, il a carrément fallu rebrousser chemin car les routes n’étaient absolument plus praticables, à moins d’équiper Ducon de flotteurs, et nous de rames !

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C’est quand même chiant quand ça arrive ce genre de crue, et puis si tu dois prendre ta barque pour aller au boulot, je te dis pas dans quel état tu déboules… T’as intérêt à avoir une chemise de rechange ! Sans compter que t’arrêter à un panneau « Stop » en bateau, ça doit être hyper dur techniquement…

Et Saint Louis dans tout ça, me demanderez-vous ? Eh ben, vachement chouette comme ville, vous répondrai-je… Mais on a crevé de chaud là-bas, un truc de fou !

D’ailleurs, une des premières choses qu’on a faite dans cette ville, c’est d’aller baigner les enfants dans les bassins du « City Garden », histoire de les rafraîchir un peu…

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C’est cool cet endroit, planté en plein milieu des buildings, avec ses drôles de sculptures et sa verdure…

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En plus, ce qu’elle a de bien cette ville, c’est qu’elle est super adaptée aux petits budgets comme le nôtre.

C’est vrai, on a réussi à visiter tout plein d’endroits super sympas, et pour pas un radis s’il vous plaît !

Il y a le zoo par exemple, situé au cœur de Forest Park, un immense espace vert situé en plein centre-ville, encore plus étendu que Central Park à New York City. Bon, vous me direz qu’avec tous les animaux que l’on a vus en liberté dans les parcs nationaux, il n’y a aucun intérêt à aller en voir d’autres emprisonnés, mais là au moins, ça nous a permis d’en découvrir certains qu’on préfère voir derrière une vitre épaisse ! Parce que personnellement, ça me l’aurait fait moyen de tomber sur une mygale en me levant au milieu de la nuit pour aller pisser, ou bien de me retrouver à côté d’un hippopotame lors d’une petite baignade dans un étang…

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Ils n’ont pas l’air méchant comme ça, mais il paraît qu’ils détestent prendre leur bain avec des inconnus…

Bon, on a aussi vu des animaux plus détendus, et les enfants sont repartis ravis de cette aventure…

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Dans ce même parc, vous trouvez également le « Science Center », gratuit de même, qui vous offre un beau voyage dans l’espace, dans le temps, dans le corps humain, enfin partout quoi…

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Il y a plein d’activités rigolotes sur place… Jeanne et Jack ont pu s’amuser à la marelle musicale, j’ai pu lire dans les veines de Jess, et Jules a mené son enquête dans le labo des « Experts », pour retrouver qui avait bien pu voler le chien du gardien du musée ! On a aussi vu nos potes les dinosaures, et ça tombait plutôt bien, car on n’en avait pas trouvés la veille au zoo…

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Toujours dans le même parc, qui décidément regorge de trésors, on a poussé l’exploit jusqu’à traîner les gosses au « Saint Louis Art Museum ». Alors, pour être honnête, les œuvres exposées n’atteignaient pas la qualité de celles qu’on avait admirées à la « Galerie Ducon » quelques jours auparavant, mais ça tient la route malgré tout.

Quelques babioles laissées en souvenir par le peuple Maya, des sarcophages égyptiens, du Van Gogh à droite, du Picasso à gauche, en passant par Degas, et bien d’autres encore…

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Ça en fait de la déco pour la maison tout ça… On a même vu la Tour Eiffel, de Robert Delaunay !

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Et puis si tu veux égayer ton jardin, tu leur pompes l’idée de la sculpture de l’arbre en acier qu’ils ont installé juste à côté du musée, c’est très chic…

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Jules, quant à lui, a trouvé son maître, en la personne du peintre allemand Max Pechstein… Il est resté bouche bée plusieurs minutes devant son tableau, « Day of Steel », incitant Jeanne à venir contempler à son tour le chef d’œuvre, avec des mots bien choisis : « Jeanne, regarde, elle est en train de baisser son pantalon la meuf ! » Belle analyse… dont Max doit certainement se réjouir dans sa tombe !

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Tu ne peux pas non plus te barrer de cette ville sans passer admirer la « Gateway Arch », qui, du haut de ses 192 mètres, est le monument réalisé par les mains de l’homme le plus haut du pays.

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Ils ont mis deux ans à la construire cette arche, entre 1963 et 1965, et elle représente un hommage à la conquête de l’Ouest américain.

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Donc sache désormais que si tu veux aller vers l’Ouest, tu dois obligatoirement passer par ce monument, sinon ça compte pas !

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Le seul truc qui nous a coûté du pognon ici, ça a été chez le garagiste… Mais ça, c’est dans toutes les villes du monde pareil ! Il a fallu en effet changer je ne sais quelle pièce au niveau de nos deux roues avant, parce que Ducon commençait à faire un peu trop de musique à notre goût dès qu’il se mettait à rouler, et en plus il montait haut dans les aigus, cela devenait insupportable… et très inquiétant !

Nous avons ensuite quitté tout doucement Saint Louis, tirant notre révérence au Mississippi, que nous ne reverrons plus maintenant, mais qui aura été très présent au cours de notre voyage. C’est émouvant quand tu dis au revoir à quelqu’un que tu aimes bien, sans savoir vraiment si tu le croiseras à nouveau… Mais la vie est bien faite, car c’est tout aussi touchant lorsque tu retrouves une vieille connaissance au détour d’un chemin, et c’est ce qui nous est arrivé avec la Route 66, qui est venue nous rappeler à son bon souvenir lors de notre remontée vers l’Illinois…

C’est vrai qu’elle prend sa source à Chicago, et ce n’est donc pas étonnant qu’elle traîne dans le coin ! On l’a suivie sur quelques parcelles, le moment le plus rigolo étant la traversée d’un pont, désormais piétonnier, mais par où elle passait à la belle époque…

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C’est le « Chain of Rocks Bridge », vieux débris rouillé de partout, qui relie le Missouri à l’Illinois, avec la frontière officielle en son milieu environ.

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On l’a traversé à pied avec Jules, et on y a retrouvé quelques vestiges du passé, puis le reste de la famille au bout…

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Sinon, c’est quand même moins fun que de la parcourir du côté Ouest, notre chère 66… Pas de Motels, ni de Diners aux enseignes rétro dans des bleds abandonnés, moins de magie que dans le désert, mais que voulez-vous, il faut de tout pour faire une route, même les plus célèbres !

Ah si, j’exagère… on a quand même trouvé un camion qui faisait de la bouffe à emporter sur le bord de la chaussée, mais manque de bol, il était fermé !

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Pour finir, et ce avant de débarquer chez l’ami Yannick à Normal, on est passé faire un petit coucou à Abraham Lincoln, qui repose en paix à Springfield, et qui a vécu en famille dans cette ville avant qu’on ne lui prête un appart à Washington DC, parce qu’il venait de trouver un nouveau boulot là-bas à l’époque…

Mais malheureusement, un petit drame est survenu ce jour-là, ma carte mémoire décidant de flinguer toutes les photos que j’avais faites de la maison et du tombeau de l’ancien président, ne me permettant de sauver qu’un profil du monsieur en question, qui avait d’ailleurs l’air très préoccupé ce jour-là…

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C’est également pour cette raison que vous ne verrez pas Yannick en photo, car il s’est aussi envolé je ne sais où avec Abraham, au rayon des photos disparues…

Ducon qui tombe en pièces petit à petit, les appareils photos qui jouent des tours, serions-nous quelque peu fatigués en ce moment ?

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